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Dame KERLOU
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LA FABULEUSE HISTOIRE DE MARIE DONVAL ...

LA FABULEUSE HISTOIRE DE MARIE DONVAL ...


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Sa vie est l’extraordinaire réussitenum-risation0001-copie-2.jpg
    d’une femme qui se fit elle-même, 
    à force de cran à force de ténacité.


Tout, au départ, la destinait à une vie
    morne,dans la grisaille de la    
    campagne huelgoataine.


Quelqu’un a dit que pour lutter et
    pour souffrir, il faut avoir faim.


A la faim qui tord l’estomac, il convient
    d’ajouter l’amour.


    La vie de Mme Auguste illustre cette vérité
et le chemin parcouru par cette petite bretonne 
en boutoucoat part d’une maison sise entre Loqueffret 
et Brinnilis, dans cette campagne peu prodigue de ses dons,
et passe par Paris,Londres,Düsseldorf, Alexandrie,                
Le Caire, Louxor, Jérusalem et d’autres villes encore, 
pour se terminer à Huelgoat, à quelques mètres
de la Roche Tremblante.


    Mme Auguste naquit en 1881 d’une famille nombreuse et pauvre.

 

    Elle s’appelait Marie comme beaucoup d’autres Marie…

    Marie Donval exactement.


    C’était à une époque ou l’instruction se paraît soudainement 
d’une prestigieuse auréole et les parents pauvres se rendaient 
compte que le tout jeune et fraîche République offrait à ses enfants 
un moyen de s’évader, la possibilité de se hisser à la hauteur 
des privilégiés de la fortune.

 

      Mme Auguste a 9 ans, prit le chemin de l’école.

   
     D’abord à Brinnilis puis à Loqueffret.

 

    Chaque jour, quelques dix kilomètres sur un chemin qui n’était 
pas semé de fleurs.


    Trois années d’école.


    C’est peu.


    Le temps d’apprendre les rudiments de l’écriture et du calcul.

   
     Le temps d’apprendre aussi l’existence d’un « savoir» qui était 
à la portée de celui qui savait vouloir.


    Mme Auguste y prit le goût des mots qui chantent,
le goût naïf de la poésie qui est en tout Breton.


    La petite Marie écrivit pour elle-même, et chante à sa manière 
le beau lieu de sa naissance avec la nostalgie des vertes années, 
et les lieux charmants qu’elle découvrit.


- La maison paternelle

    Hélas! Est désertée.

    Mes yeux se voilent de larmes.

    A rien que d’y penser… 

 

  Et dans son cahier intime, on lit plus loin :

 

  « Deux grosses tartines de pain noir, dans un mouchoir,
     enveloppées, furent pendant trois ans un délicieux déjeuner…»

 

  … A Paris, elle se fit les mains sinon les griffes.
    Et l’alouette de l’Arrée s’envola.

    Elle s’abandonnait pas grand chose.

 

  Orpheline de père et de mère, elle avait pour sa jeunesse,
un optimisme inaltérable, une volonté déjà forgée à la dure
école de la misère, et de l’entêtement des vrais Bretons qui
savent s’assigner un but et y tendre de toute la force de leur être.

 
    Le but : Simplement le désir violent de «sortir de là ».


    Le sort de beaucoup de jeunes Bretonnes est de monter
sur Paris de s’y « placer ».


    C’est souvent pleins d’aléas.


    Aux feux factices de la Ville- Lumière, on se brûle
souvent les ailes.

   
    Le Docteur Joliac fur pour elle une providence:
un patron plein de sollicitude et de compréhension paternelle.


    Cette petite fille orpheline qui débarquait
dans le grand Paris voulait vivre décemment.

 
    Elle avait à sa charge trois jeunes enfants restés en Bretagne.

   
    Cela le toucha.

 

    Son caractère enjoué l’enchanta. 


    Son besoin de se perfectionner l’étonna.


    Pour satisfaire son ambition louable.

    Il l’autorise à suivre des cours.

 

    La petite Bretonne n’avait pas été fascinée par le clinquant
de «Paname».


    Elle s’en méfiait à juste titre.


    Elle ne se brûle pas les ailes mais elle s’en fabrique pour voler…

 

    Et comme nous l’allons voir, l‘envol aillait la mener plus loin.


    Manucure-pédicure, elle s’initia à cela en peu de temps.


    Puis, pour se constituer un petit bagage, elle s’attela
à l’étude des langues.

 

  Dire qu’elle assimila l’anglais, l’allemand, l’italien,
en l’espace de quelques matins serait beaucoup dire.


    Elle acquit suffisamment de rudiments pour se faire 
comprendre de ses futurs clients.

   
    Les pieds et les mains des favorisés de la fortune veulent
qu’on se penche sur eux avec sollicitude.


    La petite Marie Donval y m’y tout son doigté et beaucoup
d’esprit et de son cœur.  


 

 

                      A La Conquête Des Capitales

 

 

    Son franc-parler, sa gentillesse, sa bonne humeur native
s’amalgamaient comme dans un bouquet de bruyères d’Armor.


    Placée d’abord dans un institut de Beauté de la Place Vendôme,
elle fut celle qui satisfaisait les clients les plus exigeants.


    On s’arrachait les services de la petite paysanne de Loqueffret.

 
    Et puis l’envol ! D’abord Londres…
Le temps de parfaire son anglais.


    Puis Düsseldorf, histoire de mieux posséder la langue de Goethe.

 

    A Rome, la ragazzina trouvait les mains italiennes expressives,
mobiles, peu dociles.


    Chacun sait que l’italien parle plus avec les mains qu’avec la langue.


    F
aire les ongles d’un italien pour une manucure n’est pas sinécure.

 

    Ce n’est pas la raison qui la ramène sur la Côte d’Azur…,

et qui lui donne un époux italien.


-  "La Riviera Italienne n’a rien de comparable      
     avec notre Côte d’Azur"

     
    affirme Mme Auguste.


    Elle avait la manie de la bougeotte.


    Le monde était grand et il s’offrait à elle comme une immense
tarte à laquelle on mord à belles dents.


    Et la tarte était infiniment plus délectable que le
«Bara Du» de Loqueffret.


    Sa vogue allait grandissant.

 
    On se la recommandait.


    On se l’arrachait.


    Aix-les-Bains, Vittel, Vichy toutes les villes d’eau.


    Passagère insatiable, elle trouvait de plus en plus
de matière à satisfaire son besoin de conquérir le monde.


    Elle s’occupait de pieds, de mains comme d’autres
s’occupent de dents ou d’appendices !


    Le corps humain mérite bien qu’on s’en occupe…


    Et puis ce fût la grande envolée

 

 

                                      A La Conquête

                                Des Têtes Couronnées

 

 

    La petite Bretonne aux doigts de fée, au babillage d’oiseau
des isles vit sa réputation atteindre les sommets.


    Si on peut appeler ainsi ceux qui allongent leur taille
en la rehaussant d’une couronne.

 
    Elle eut à soigner le sultan de Zanzibar pendant son séjour
au Winter- Palace de Louqsor.

 

    Une lettre que j’ai sous les yeux dit sa gratitude:


- Je remercie Mme Auguste Périolino des bons soins qu’elle m’a donné   pendant mon séjour au Winter-Palace, et qui on contribué à me rendre le séjour agréable. 


    Une princesse aussi lui dit merci pour ces bons soins:

 
J’ai beaucoup de plaisir en recommandant hautement Mme Auguste  Périolino comme une manucure- pédicure capable, en tous points
une habile masseuse.

Après l’application de deux semaines seulement, j’ai déjà senti
le grand avantage de son traitement.
 

Signé: Elizabeth Fuffer d’Augsbourg


    Elle y parle de message.


    Faut-il s’étonner que la manucure- pédicure ait ajouté
 une corde à son arc ?


    Avec son mari M. Auguste Périolino, elle exerçait
au Winter- Palace, qui était, avec ces centaines de chambres
la résidence d’hiver de toute la haute société et de la cour d Egypte.


    La sultane y séjournait, avec sa famille, plusieurs mois
de l’années.


    Mme et M. Auguste malaxaient, tapotaient, trituraient,
apprêtaient, avec conviction et dextérité, ce qu’il est convenu
d’appeler des gens huppés.


    Au Winter- Palace, avec les docteurs, pharmacien,
chef d’orchestre, danseur mondain, etc...…attachés
au palais, notre couple prodiguait sans compter.


    Les bateaux de l’agence Cook remontaient régulièrement
le Nil, apportant un renouvellement de visiteurs cotés.


    M. et Mme Auguste parlent avec attendrissement des filles
de la sultane, les princesse Sémilla, Kadrille et Kémaldine.

 

    Cette dernière, il y a quelques années séjourna à l’ hôtel Julia,
de Pont- Aven, et M. et Mme Auguste furent chéris par eux
et recus comme des ôtes de marques.


    M. et Mme Auguste, italien d’origine, fut sensible aux Fiasco
de Chianti servis en son honneur.

 
    La princesse Kémaldine monta même à Huelgoat et descendit
à l’ hotel d’Angleterre, tenu par Mme Le Bour.


    Que de têtes couronnées et de mains à sceptre furent confiés
 aux soins de nos amis.


    Le prince Umberto d’Italie me vanta les beautés de l’Egypte
qu’il découvrait, mais m’affirma qu’il y avait d’autres merveilles
en Italie.


    Nous étions compatriotes et bien d’accord.

Nous dit M. Auguste


    Autres célébrités qu’ils soignèrent à Louqsor:
Lord Carnavin et son ami lord Carter, qui devinrent
renommés après leurs fouilles Amer-ra à Karnak.


    Il y eut aussi dans ce défilé fantastique l’impératrice,
femme de Napoléon III.


    D’Amsterdam, de St Peters bourg, de Londres et d’ailleurs,
les témoignages de satisfaction affluaient.


Parmi d’autres, une lettre:


- I most lady recommanded Mme Auguste as one of the most
  highly trained and expérience, masseure with for body
  and facial massage, that it has been my coud fortune to meet…

C’est signé: Countess De La Barr

 

  


                               Mme Auguste Evoque

                              Ses Souvenirs d’Egypte




    Le Nil artère fécondante, reste gravé dans la mémoire
de Mme Auguste.


    La première vision des pyramides et celles de toutes
les richesses archéologiques accumulées ne semblent pas
leur avoir donné, à elle et à son mari ce que l’on pourrait
appeler " le choc de l’émotion historique".
 

    Devant les pyramides de Gizeh, on peur penser à Bonaparte
et à leur passionnante histoire.


    Nos voyageurs étaient au sein d’un « élite » de la population.


    Milieu fermé s’il en est.


    Il ne semble pas qu’ils puissent brosser le portrait
d’une jeune fille nationale type.


    Le destin de ces filles était tracé dés la naissance.


    Si elle est « Fellah », jamais elle ne pourra renier son origine
ni quitter cette fille misérable que mène sa famille et qui fut
celle de ces aïeux.

 
    Elle priera Allah pour les dons qu’on lui a donnés
parcimonieusement.


    Elle restera fixée à la glaise de son pays natal.


    Ce type d’enfant, dit-on, est né dans les souffrances
atroces de l’accouchement à genou.


    Pas de docteur.


    Pas d’aide.


    Sa religion lui enseigne qu’aucun homme autre que son mari
ne peut voir le visage d’une épouse vertueuse.


    Elle n’entrevoie qu’une existence misérable:
    Allah l’a voulu.


    Elle vivra en guenille entre les cases crasseuse.


    A douze ans, des qu’elle a atteint la taille, elle gardera
toute sa vie la même gelabiah, qui ne doit pas se laver et
qui couvre tout le corps.

 

    Elle se mariera quand les épousailles auront étés conclues
entre le futur et le pére seul.


    C’est une question de piastres.


    Puis, elle aura une nombreuse progéniture qui assaillie
par la vermine peinera sous le soleil pour assurer leur subsistance.

 
    Mais celle qui côtoieront M. et Mme Auguste sont d’une autre lignée.

Filles de pacha ou de riches marchands.


    Mais aussi connaissent qu’une liberté relative.


    Les principes stricts du Coran affirment que l’homme
est le maître de la femme.


    Elle est aussi esclave, mais enfermée dans une prison dorée.


    Le type est différent de l’Européenne.


    Il n’est ici question de taille de guêpe.


    L’Égyptienne aime les formes plantureuses et on semble
évaluer les charmes d’une femme en fonction directe de leurs rondeurs.


    Le séjour de nos deux amis à Louqsor dura trois saisons.


    Puis il y eut deux années au Caire, d’autres à Alexandrie,
une à Jérusalem.

 

    Mais cet Orient de songes avec ces palais de Mille et une Nuits,
ça va pendant quelques années….


    Mais c’est factice.



                                 Retour en France

                    et rencontre avec Joséphine Baker

 


    Et l’on remis cap sur la France.


    Sur le bateau, Mme Auguste eut un tête à tête,
si l’on peut dire avec Joséphine Baker, qui lui fit effet
d’un personne enjoué et dynamique.


    C’était le temps de « j’ai deux amours » et,
de son triomphe à Paris.


-Pétrissez, pétrissez, c’est du gâteau.

Lançait Joséphine à sa masseuse.


    C’était du gâteau en effet.


    Une véritable pâte dorée comme de la brioche.

    Un corps souple comme une liane de la Martinique.

 

  Et l’on remis cap sur la France.



Max Linder, Réjane, Sarah Bernhardt, Cécile Sorel, lui fut confiée.

 

 

    Mais il fallait un terme.




                       Heureux Comme Ulysse…

 

 

  « Heureux qui, comme Ulysse, revient en sa maison
     après un long exil et retrouve sa place, revoit la paix
     de ses rivières et des ses collines, entend de nouveau
     le langage des siens… »

 

    La rencontre s’était faite à Aix-les Bains.


    On avait sans grandes pompes, procédé aux épousailles
à Louqsor, le 8 Février 1914.

 
    - On se retira au Havre.


     Et puis après une méchante maladie,

on songea à un autre havre tranquille, celui d’Huelgoat.


    Une maison retirée sous les épaisses fondations
du Saoulec abrite leurs amours.


    C’est le port définitif. 

 

« A toi cher pays solitaire, je reviens

Encore, respirer ton bon air, admirer ton décor… »


Écrit Mme Auguste, dans ses cahiers intimes.


 

                    La Campagne Huelgoataine 
                     est Désormais Leur Décor.

 

    La vie est encore belle… et il reste de belles années.


    Pour permettre à cette vie de demeurer active et heureuse
le plus longtemps possible, M. & Mme Périolino s’occupent
de l’aube au soir parmi les chants d’oiseaux, l’été, au dessus
de la houle des grands vents dans les arbres l’hiver.


    N’allez pas croire que l’un ou l’autre semble porter
difficilement le poids des ans.


    La jeunesse se prolonge aujourd’hui jusqu’à un age où
naguère l’homme était considéré comme un charbon.


Les charbons de Molière avait 70 ans.

 

    Les femmes de 30 ans à l’époque de Balzac saluaient
mélancoliquement l’automne de leur vie.


    Mme Auguste, à 76 ans, vit, se dépense comme une jeune fille.


    Et quel est son secret de longévité ?


    Elle a le courage de pratiquer assidûment
les exercices corporels.

    Elle va, vient sans répit. 
   
    Elle hantera toutes nos rivières de Pont- Morvan
à Pont- Pierre.


« Passe encore de planter, mais pêcher à cet age… »


    Quand le soir fait tomber sur la foret Huelgoataine
son manteau de brume et de froidure, M. Auguste Périolino,
grand pécheur devant l’éternel, de ces mains agiles, à défaut
de cheveux, en fait jaillir des mouches dont la finesse, aux dire
d’un spécialiste parisien, « dépasse les meilleurs mouches
anglaises », ces dernières n’ont pas de « hacckles » 
aussi brillantes, ou bien il fabrique ces perruques,
véritables objets d’arts.


 

                                      Mme Auguste 
                   Nous Donnes Le Secret Du Bonheur



    Pendant que Mme Auguste prépare ses onguents
pour la génération de la peau, contre les rides…


    La femme poursuit la beauté comme l’enfant
s’élance à la conquête de l’ oiseau bleu et pour qu’il reçoit
ses confidences, il est infiniment consolant (et désolant)
de constater combien sa poursuite comporte à la fois
de la ferveur et de la naïveté.


    Une femme peut dépenser des trésors de volonté
pour se priver de gâteaux, ou de sucre dans son thé,
parce que chaque jour la balance accusera les 100 ou 200 g.
que son héroïsme lui aura fait perdre.


    Mais que peut- on lui dire, confie Mme Auguste,
que c’est en suivant les lois éternelles du bons sens
qu’elle aura le plus de chances de gagner et de conserver
cette beauté.


    Que celle- ci dépend de son état général.


    Qu’il est plus efficace pour garder le teint frais
et l’œil vif de se coucher de bonne heure, de maîtriser
ses nerfs, d’éliminer ses toxines que d’user des crèmes
nourrissantes en menant une de patachon, en ne circulant
qu’en voiture.


Une vie proche de la nature, des exercices physiques, voilà les secrets.

 

    Je m’astreins à 30 minutes de gymnastique tous les matins,
quel, que soit le temps. Mais il faut ceci pour compléter cela…

 
    Et Mme Auguste montre avec ferveur des petits pots en porcelaine:


« Merveilleuse cette crème !

 
    L’essence qu’elle contient me vient de la Sultane d’Égypte.


    J’obtiens des résultats depuis toujours.


    Les rides disparaissent, ça s’atténuent à l’aide
de massages appropriés.

 
    Mais j’affirme hautement que cette crème agit mal
 sur un mauvais terrain.

    Parce qu’il ne faut pas oublier que la beauté
n’est qu’un rayonnement que les femmes …,
ce sont les femmes sans espérances,
que nulle flamme et nul élan n’anime.


    Tant qu’elles vivront très fortes, ma crème sera inutile. »


    « Et nous continuons à vivre très fort, mon mari et moi…
et nous aimions beaucoup la vie…


    Aimer les autres, aimer ce qui nous entoure, aimer longtemps,
aimer toujours, c’est le mieux des onguents. »


    Et Mme Auguste livre là le secret de toute sa réussite,
cette sympathie qui est en elle, qui gagne les cœurs,
qui donne à ses doigts toute leur agilité,
qui pense à bien faire son travail…


    Fort de cette vérité, M. & Mme Auguste Périolino
se rient de l’inexorable déclin. 


Raconté par M. Louis Priser, ami du couple.

Ecrit ici pour vous, grace à des documents conservés
depuis de nombreuses années.

Et c'est pas fini ...