Le Tro Breizh se faisait à l'origine en un mois et 600 kilomètres de marche.
Il est possible qu’il date du XIIIe siècle, mais il n’est avéré que plus tard.
Une des particularités remarquables de ce pèlerinage est d'être circulaire,
car la dernière étape de son pèlerinage ramène le pèlerin à son point de départ.
Une vieille légende bretonne dit que ceux qui n'auront pas effectué leur Tro Breizh
de leur vivant seront condamnés à le faire dans l'Au-delà, en avançant de la longueur
de leur cercueil, une fois tous les sept ans.
Historiquement, il est désigné sous le Pèlerinage des Sept-Saints de Bretagne.
Parfois qualifié de circuitus Britanniae ("le tour de la Bretagne" en latin),
ce terme a été donné en breton au XIXe siècle.
Après une longue période d'absence, il a été relancé en 1994 par l'association
« Les Chemins du Tro Breizh » et il a été décidé de limiter la marche à une étape
d'une semaine par an, soit en partant d'une ville-étape pour arriver à la suivante,
dans l'ordre habituel des étapes.
Plusieurs associations ont repris l'idée et organisent maintenant ce pèlerinage
selon des itinéraires qui, contrairement aux routes de Compostelle, n'ont jamais
été vraiment fixés.
Les sept villes étapes du tro Breiz sont :
Il n'y a pas d'ordre de départ, l'important est d'être passé par toutes les étapes.
Denez Prigent évoque le renouveau du Tro Breizh dans sa chanson
An hentoù adkavet (les chemins retrouvés), où il rend hommage aux marcheurs
qui se donnent du mal sans espérer de récompense.
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